Avec sept listes qualifiées pour le second tour et cinq finalement en lice, Saint-Jean-de-Védas fait figure d’exception pour une commune de cette taille. Aux halles védasiennes, projet phare du maire défunt François Rio, les habitants racontent leur désarroi face à la multiplication des candidatures et à la similarité des programmes.
Les allées sont désertes, ce mercredi matin, dans les halles védasiennes. A 9 heures, seules trois personnes sont attablées dehors, café sur la table et visage offert aux premiers rayons du soleil. De passage au milieu des tables, un petit chien, truffe en l’air, semble suivre une piste. Au bout de sa laisse, Jacqueline, vêtue de son gilet rose, fait sa promenade matinale. Depuis sept ans, elle vit dans la résidence senioriale toute proche et s’intéresse à la vie de sa commune. Alors, les élections municipales, Jacqueline les a suivies avec intérêt.
“Sept listes, vous vous rendez-compte ?!"
“Sept listes, vous vous rendez-compte ?! Moi je ne suis pas du tout d’accord, râle la vieille dame ! En plus, ils ont tous les mêmes idées !” Sept, c’est le nombre de listes à s’être présentées aux élections sur la commune et c’est aussi le nombre de listes qualifiées pour le second tour. Un scenario inédit en France qui a valu à Saint-Jean-de-Vedas de faire l’actualité nationale.
La suite sur